Archives pour la catégorie Poésie imagée

Éléments de Sicile

Soleil levant
Du pied du Stromboli sur le feu du ciel qui s’incline
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Plagia de pavage à la plage (Milazzo)
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Rêve au long cours

Feu, pluie, vent, vague

Terre, sable, eau, lumière

Sourire, accent, accueil

Claire lumière, obscur sable

Sicile, entre Eolie et Taormina

De l’antiquité aux ambiances archéennes.

 

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La mer et l’air engendrent le feu avec la lumière
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Ils sont fous
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Horizerticalité contrastante : une balise au pied du Stromboli
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Crépuscule depuis la sciara del Fuoco au Stromboli

Stromboli

Une île, fondamentalement volcanique

Une île de paix, de calme, une île sereine

Une île de totale harmonie entre ses éléments

Une île de villégiature (hors saison…)

La sciara del Fuoco

Taormina

Ville d’histoire accrochée à sa montagne rugueuse

Garnie des sempiternels figuiers de barbarie

Aux glochides impitoyables pour l’innocent ou le curieux

On cause anglais à Taormina…

Un anglais italien qui coule et roule sur une pente volcanique

On voit des touristes, des japonais, des européens, des restaurateurs

Des siciliens aussi sans doute car ce sont eux

Qui s’apostrophent de 7h à 7h en passant par minuit et midi

Faisant résonner les rues, même pleines !

De la couleur, de la gaité, des grands gestes

Des cris de joies de vielles habituées de la place.

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Entre ici et VictorH et l’écologie humaine

Pour ce billet :

  • Le fil du temps ne tient parfois qu’à un poil… : galerie d’image
  • une réponse à Victor H pour une écologie humaine.

Réponse à Victor H. (1802, 1885) pour une écologie humaine

(cliquez sur le premier vers qui est de VH)

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent, dis-tu
Ô grand Victor. Ton discours est pointu,
Mais est-ce bien raisonnable ? Car vois-tu,
Je crois qu’une lutte, même honorable,
Un dessein, parmi les plus admirables,
Un destin sans défaut, le plus enviable,
N’atteindra jamais la vertu du cœur,
Qui, plus loin que n’importe quel bonheur,
Se donne à travers le geste sauveur,
Se partage dans un simple regard,
S’accueille comme une grande œuvre d’art.

Que valent l’arche, le mur, la porte, le pain
Si l’on ne joint pas le cœur à la main ?
Ils seront bien farine, bois, pierre, airain,
Mais sans le plus qui les rendrait vivants,
Ce petit plus qui rend tout éclatant,
Et parle à l’âme comme à un enfant.

Car le plus lourd fardeau, c’est d’exister sans vivre.
Poursuis-tu dans le propos de ton livre.
Je dirais que c’est d’être sans covivre,
Sans avoir ici une âme à aimer,
Là-bas encore une autre à protéger,
Et partout, plein d’autres auxquelles penser.

Les fourmis des cités n’ont pas d’espace
Autre que leur solide carapace
Pour les défendre des sombres rapaces
Qui en veulent à leur âmes troublées,
Leurs âmes fragilisées, accablées
Par le gris sale des cités bondées.

Les fourmis des cités se pressent, se serrent
Et s’isolent jusqu’à manquer du bon air,
Pour fuir, pour oublier la lumière.
Et là elles ne trouvent point la chaleur,
Qui pourrait leur ouvrir la voie du cœur.

Leur vie devient coutumière fadeur.
Ceux qui luttent sont rarement francs-maçons
Mais âmes tenant un caparaçon.
Ceux qui vivent, ce sont ceux qui aiment. Ce sont
Ceux dont la joie éclaire la tristesse
Ceux dont le fardeau trouve l’allégresse,
Ceux qui gardent un espoir en la liesse.

Le cœur : il nous faut en trouver l’accès,
Il est si proche mais si loin du succès !
« Le plus long voyage de ta vie, c’est
de ta tête à ton cœur. » (Fire Lame Deer).
Ce lakota avait raison de dire
Cette chose simple qui prête à rire.

Patrick Roussel