Archives du mot-clé Victor Hugo

Entre ici et VictorH et l’écologie humaine

Pour ce billet :

  • Le fil du temps ne tient parfois qu’à un poil… : galerie d’image
  • une réponse à Victor H pour une écologie humaine.

Réponse à Victor H. (1802, 1885) pour une écologie humaine

(cliquez sur le premier vers qui est de VH)

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent, dis-tu
Ô grand Victor. Ton discours est pointu,
Mais est-ce bien raisonnable ? Car vois-tu,
Je crois qu’une lutte, même honorable,
Un dessein, parmi les plus admirables,
Un destin sans défaut, le plus enviable,
N’atteindra jamais la vertu du cœur,
Qui, plus loin que n’importe quel bonheur,
Se donne à travers le geste sauveur,
Se partage dans un simple regard,
S’accueille comme une grande œuvre d’art.

Que valent l’arche, le mur, la porte, le pain
Si l’on ne joint pas le cœur à la main ?
Ils seront bien farine, bois, pierre, airain,
Mais sans le plus qui les rendrait vivants,
Ce petit plus qui rend tout éclatant,
Et parle à l’âme comme à un enfant.

Car le plus lourd fardeau, c’est d’exister sans vivre.
Poursuis-tu dans le propos de ton livre.
Je dirais que c’est d’être sans covivre,
Sans avoir ici une âme à aimer,
Là-bas encore une autre à protéger,
Et partout, plein d’autres auxquelles penser.

Les fourmis des cités n’ont pas d’espace
Autre que leur solide carapace
Pour les défendre des sombres rapaces
Qui en veulent à leur âmes troublées,
Leurs âmes fragilisées, accablées
Par le gris sale des cités bondées.

Les fourmis des cités se pressent, se serrent
Et s’isolent jusqu’à manquer du bon air,
Pour fuir, pour oublier la lumière.
Et là elles ne trouvent point la chaleur,
Qui pourrait leur ouvrir la voie du cœur.

Leur vie devient coutumière fadeur.
Ceux qui luttent sont rarement francs-maçons
Mais âmes tenant un caparaçon.
Ceux qui vivent, ce sont ceux qui aiment. Ce sont
Ceux dont la joie éclaire la tristesse
Ceux dont le fardeau trouve l’allégresse,
Ceux qui gardent un espoir en la liesse.

Le cœur : il nous faut en trouver l’accès,
Il est si proche mais si loin du succès !
« Le plus long voyage de ta vie, c’est
de ta tête à ton cœur. » (Fire Lame Deer).
Ce lakota avait raison de dire
Cette chose simple qui prête à rire.

Patrick Roussel