Tous les articles par Patrick ROUSSEL

A propos Patrick ROUSSEL

Photographe, chercheur, prof, metteur en scène, 'rénovateur'.... des mots suffisent-ils à définir une personne ? 280e singe... : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.732991893424657.1073741972.197827830274402&type=3

Pour Pilar

Un jour viendra,
Un jour couleur d’amitié
Un jour d’amour
Où Pilar acceptera
De trouver ici son image
J’écrirai sur cet être d’exception
Des vers à sa hauteur
(Si j’y arrive…)

À titre exceptionnel
En guise de partage pour Noël
Pour cette amie de l’ombre et de la lumière
Qui n’est d’aucun monde si ce n’est celui de la poésie
(et parfois de l’image, comme ici, bravo)

En un clic sur l’image vous êtes sur ce site qui fourmille de poètes

Le temps de découvrir ce site et son assemblée, peut-être m’y lirez vous aussi mais certainement pas avant que vingt ne vienne après que vins soient passés (et là je parle pour les autres… je n’ai pas besoin d’alcool pour écrire ni pour vivre, cela fait 40 ans que je m’en passe bien volontiers).

Bonnes fêtes à toutes et tous, et, joyeux alcoolos plus ou moins écolos, n’abusez pas sous le tonneau !

La retouche, ou l’art de passer de l’olive au mouton

Une photo, c’est une image
Qui en aucun cas n’est le gage
De ce qui nous impressionne.
Souvent ce que cela donne
Est frustrant à tous les niveaux :
Couleur, lumière, etc. rien ne vaut
Ce que nous avions perçu.
On est fortement déçu
D’avoir raté l’instant ou l’objet.

Cet oiseau sur sa branche, un geai…
Ne se voit dans le feuillage,
Pas plus que son rauque ramage !
Pourtant on l’a vu, et ce qui nous a séduit
Et à l’image fort mal reproduit…

Eh oui, pourtant il était là, bien visible, d’ailleurs on ne voyait que lui… Il aurait fallu un téléobjectif (premier niveau de retouche sur la réalité appréhendée).

Seul le peintre (ou l’artiste en général) parle juste car il représente immédiatement avec son âme, mais il l’utilise (son âme) pour montrer non pas la réalité mais ce qu’il en perçoit, ce qu’elle lui suggère.

Le photographe aimerait en faire autant, il est artiste lui aussi. Il l’est dans ce qu’il va composer, dans la lumière qu’il va choisir d’attendre peut-être, dans les détails, les équilibres, la convergence de lignes pour qu’on voit ce qu’il veut vous montrer, sa façon de trouver l’ambiance, de travailler les ombres pour souligner, durcir ou au contrainte de les déboucher pour adoucir. Tout c’est avant la prise de vue…

Clic clac kodak, c’est dans la boite… et toc !

Mais il n’a pas le temps du peintre le photographe, il va prendre au centième, au millième de seconde tout un pan du monde, tout ce pan qu’il embrasse du regard et qui, le transportant, le porte à espérer avoir fixé l’instant de ce pan du monde.

Le problème du photographe, c’est son appareil de prise de vue, son moyen de captation de l’instant. Les capteurs sont tellement moins performants que nos yeux que pour rendre l’impression (ou une approche de cette impression) que l’on peut avoir avant de déclencher, un logiciel travaille et nous offre une image plus ou moins conforme à la réalité (une certaine réalité) avant d’être enregistrée dans un format numérique précis (le fameux .jpg en général).

Les photographes travaillent en .raw (format brut et fade, mais très manipulable car non encore manipulé). Souvent, si l’amateur s’est contenté de réglages sans fioriture (« couleurs naturelles »), il pourra tirer parti des images produites en .jpg. Elles sont en général fort acceptables pour l’impression des souvenirs… mais le photographe qui veut aller au-delà du souvenir aura peut-être envie de renforcer l’effet de son image, de la recadrer, de la redresser, de lui titiller les contrastes. Et cela peut vite devenir impossible s’il avait choisi « couleurs vives » et que les blancs sont déjà cramés et les ombres trop carbonisées.

2 retouches mineures : léger contraste et teintes
des fantaisies pour adapter l’image à un ensemble par exemple
une fantaisie classique : la saturation des couleurs
une fantaisie plus débridée
l’image brute de base pour ces exemples

La plus vraie parmi ces images n’existe pas…
Elle vient simplement de ce qui se rapproche le plus de ce vous, photographe, voulez montrer pour que ça colle avec votre ressenti. Si vous êtes simple spectateur alors vous pouvez aimer ou pas l’une ou l’autre, mais vous ne vivrez jamais l’expérience du photographe là où il était, ni quand il y était, et encore moins dans quelle plénitude il pouvait être*…

Olives olivettes

Vous jouez à cache-cache
Avec moi, avec le soleil, avec les feuilles,
Dissimulées dans les ombres,
Glissant des doigts telles des anguilles toutes rondes.
Olives olivettes vertes ou noires
Olives bleues violettes, olivettes roses
Ou d’un jaune tirant un brin de vert,
Olives entre raisins et cerises, ou l’inverse
Vous me tournez les sens…
Et le mistral, et le soleil,
Et les clochettes des ovins échappés
Qui ont envahi l’enclos des équidés
Et qui vont fuir paisiblement devant moi
N’arrangent rien pour ma concentration…

Photos bucoliques sans autre retouche qu’un coup de pouce aux hautes lumières et un léger renforcement des ombres.

__________________

* J’ai entendu un jour cette anecdote : La petite fille d’Anouilh (Gwendoline Hamon) eut un jour à produire une analyse d’un texte écrit par son grand père. Elle alla directement à la source pour répondre au question qui devait servir l’analyse. Jean s’en amusa et raconta ce qu’il en était de son état d’âme quand il avait écrit ce texte. Gwendoline eut une mauvaise note…

Si je me souviens un peu, j’ai entendu ça à la radio dans une émission où Gwendoline Hamon devait faire sans doute la promotion de son roman « Les dieux sont vaches« .

Nature…

Panorama_1

La nature jamais ne se lasse pour nous étonner,
Mais nous étonnons-nous ?
Sa maternelle essence la rend souvent trop anonyme
Trop quotidienne, trop humble aussi.
Elle nous tend la main, mais tendons-nous l’œil, l’oreille ?
Dans le tohu wa bohu de nos sociétés
Peut-on encore nous ouvrir à son discret silence ?

Naissance...

Elle attend que l’humain se réveille,
Réveille son humanité sans doute trop banale
A côté de ses rêves d’infini, de planètes à investir,
De technologies, de voyage en virtualité…
Mais ne sera-t-il pas bientôt trop tard
Pour penser à allumer notre si fragile flamme
Au feu vivant de la sienne ?

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Fantaisies printanières

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Traverser la route
Et arriver dans un autre monde
Abandonner tous ses doutes
Entendre la mer qui gronde

Écouter jaillir la vie
Voir pétiller la joie
Sentir une douce envie
Un brin de folie, un émoi

Chercher l’âme sœur
Danser dans les prés
Se vouloir libre-penseur
Laisser son âme se diaprer

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Plage de Vert Bois, Île d’Oléron

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Cliquez sur la vignette dans l’article pour visiter mon site de bawis.

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C’est la bonne heure,

C’est le BONHEUR !

 

Isidore Manga

Un artiste de Dakar qui mérite de recevoir votre visite si vous avez la chance de passer au Sénégal.

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Je ne sais pas, vous, si vous lisez la sensibilité d’Isidore, tant dans le graphisme que la couleur, mais moi, il me touche. Merci à lui de faire vivre ainsi son cœur pour les autres.

J’aurai pu faire mieux pour les images… mais elles viennent de sa page facebook, ce ne sont pas des photos originales.

isidore
Isidore (Source facebook, merci au photographe)

img nathalie cote
Image : Nathalie Cote (récupérée sur la page FaceBook d’Isidore qu’on voit ici en février 2018)

Voir l’artiste au travail (merci au vidéaste – source Facebook, page Isidore)

https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fisidore.manga.9%2Fvideos%2F2080345732027690%2F&show_text=0&width=560

Hiver festoyant et fest(ét)onnant

La neige sèche 1 La neige se dentelle sur le fil à linge…       La neige sèche 2

 

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Le sourire du dernier bouton de rose

Saisons dansantes

L’hiver laboure la terre dans un froid mouvement,

La vêt d’un blanc manteau pour qu’elle grelotte moins,

Pour devenir lumière jusqu’au cœur de ses nuits.

Il l’aime et la protège… Qu’en sait-elle au fond d’elle ?

Le froid fait ses aiguilles, la neige arrondit tout.

L’eau mobile se tait, plus rien n’ose bouger

Tout se terre, tout s’endort au regard du passant.

Autour, le ciel, lui-même, livide, bleu blême, s’ennuie.

Toute trace de vie patiemment abolie

L’hiver trace son long chemin paisiblement

Sans s’occuper des fragiles âmes humaines

Sans penser à celles qui ne savent pas trouver

La chaleur d’un regard , d’un cœur condescendant.

C’est pourtant là, que se prépare, bien loin de tout

L’éclat gai du printemps qui ravira nos âmes

Enflammera nos cœurs bien avant que l’été,

Nous coiffant de sa coupe de feu, brûle tout

Et nos corps, et la vie, pour laisser son amour

Dans des fruits et des grains que l’hiver reprendra.

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Mosaïque ou puzzle ?

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Là où la neige veut avoir raison des ors

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Puzzle ou mosaïque ?

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Duvet protecteur sur rose se ratatinant

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La neige fait de l’équilibre

 

Éléments de Sicile

Soleil levant
Du pied du Stromboli sur le feu du ciel qui s’incline

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Plagia de pavage à la plage (Milazzo)

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Rêve au long cours

Feu, pluie, vent, vague

Terre, sable, eau, lumière

Sourire, accent, accueil

Claire lumière, obscur sable

Sicile, entre Eolie et Taormina

De l’antiquité aux ambiances archéennes.

 

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La mer et l’air engendrent le feu avec la lumière

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Ils sont fous

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Horizerticalité contrastante : une balise au pied du Stromboli

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Crépuscule depuis la sciara del Fuoco au Stromboli

Stromboli

Une île, fondamentalement volcanique

Une île de paix, de calme, une île sereine

Une île de totale harmonie entre ses éléments

Une île de villégiature (hors saison…)

La sciara del Fuoco

Taormina

Ville d’histoire accrochée à sa montagne rugueuse

Garnie des sempiternels figuiers de barbarie

Aux glochides impitoyables pour l’innocent ou le curieux

On cause anglais à Taormina…

Un anglais italien qui coule et roule sur une pente volcanique

On voit des touristes, des japonais, des européens, des restaurateurs

Des siciliens aussi sans doute car ce sont eux

Qui s’apostrophent de 7h à 7h en passant par minuit et midi

Faisant résonner les rues, même pleines !

De la couleur, de la gaité, des grands gestes

Des cris de joies de vielles habituées de la place.